Houda Belabd, journaliste.

"Aimer le journalisme, c'est aimer son quotidien et pas uniquement ses exploits" Michel Field

18 juin 2008

A Essaouira, au chalet des délices...

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Au beau milieu de la dernière décennie du dix-neuvième siècle, un chalet rivalisant d'exotisme et de charme avec les oasis et les casbahs est né à Essaouira. Quelques lustres plus tard, le chalet converti en restaurant-bar est devenu une véritable institution culinaire.

Situé en bordure de l'atlantique, juste au-dessus de la plage aux mouettes et goélands, “le chalet de la plage” n'a pas tardé à se transformer en point de repère pour plusieurs personnalités politiques, artistiques mais aussi pour les amoureux de la cité des Alizés.

Au fil des années le chalet a certainement connu de nombreux travaux de rénovation, pourtant il a su garder sa fascination et son esprit architectural d'antan. Ainsi le coin a connu trois générations de chefs cuistots!

Bon appétit...

Le menu du chalet propose une cuisine typiquement méditerranéenne. Langoustes, huîtres, oursins, gambas, calamars, et poissons entiers sont à la fête, car justement, le restaurant doit sa renommée aux ressources dont la mer nous gratifie généreusement.

Les serveurs, quant à eux, prodiguent leurs conseils sous l'œil vigilant de Jeannot, le maitre des lieux. Une manière, parmi d'autres, de concilier brillamment l'art et la manière.

Côté prix, deux menus, l'un à 180 et le second à 250 dirhams sont proposés. Toutefois, le client est roi et peut choisir ses mets lui-même.

Le chalet de la plage est ouvert de 12h00 à 14h30 et de 18h30 à 22h00 et ferme le dimanche soir et le lundi matin.

Le secret du succès des Jeannot: “C'est la simplicité qui fait la réussite”. C'est même devenu le slogan du coin...

Houda Belabd

Source:http://www.aufaitmaroc.com/fr/loisirs/sorties/article/au-chalet-des-delices/

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13 mai 2008

Jalila Bennani: La Mezzo-Soprano marocaine des Alizés

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Au milieu d'un océan de douces mélodies qui se laissent emporter par les alizés d'Essaouira, une voix marocaine au timbre singulier et pluriel. Jalila Bennani brandit haut le flambeau de la paix et de l'ouverture sur les autres grâce à ses dons musicaux.

Chef de choeur, professeur d'éducation musicale à Rabat, Mezzo Soprano professionnelle, Jalila Bennani est tout cela à la fois.

A Essaouira, elle codirige avec Michel Piquemal (France) et Nayer Nagui (Egypte), le Chœur des Trois Cultures.

Ce Chœur réunit des jeunes du pourtour méditerranéen de nationalités et de confessions différentes, qui interprètent en arabe, latin ou en hébreu, des psaumes, des pièces de répertoire classique ainsi que des créations célébrant la paix et l’ouverture sur les autres.

Après avoir passé de longues années au conservatoire de la gendarmerie royale à Rabat, Jalila Bennani poursuit des études de piano et de chant au conservatoire national de Bordeaux et à l'école normale de Paris, suivies de nombreux stages dans des cercles prestigieux.

Elle sera assistante d'Yves Parmenier dans la direction du chœur national du Maroc de 1999 à 2002, puis professeur au Centre Pédagogique de Rabat de 1999 à 2004, ou encore assistante dans la préparation du célébrissime Chœur des Trois Cloches.

Indéniablement, grâce à ce cumul d'expérience à l'échelle internationale, Jalila Bennani rivalise de succès avec les soprani du monde entier, et ce n'est donc pas un hasard si elle ne passe pas inaperçue. 

Sa vocation : Coacher les jeunes choristes marocains. Une passion qu'elle cultive avec son “Choeur”...

Houda Belabd

Source: http://www.aufaitmaroc.com/fr/loisirs/culture/article/jalila-bennani-la-mezzo-soprano-marocaine-des-alizes/

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"Le printemps musical d'Essaouira, c'est la leçon de toute une vie"

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Jean-Claude Casadesus est le chef de l'Orchestre National de Lille. S'il est inutile de le présenter dans son pays, le public marocain lui, a grand intérêt à connaitre ce porteur de messages.

Vous êtes l'invité d'honneur de cette huitième édition du festival du printemps des Alizés d'Essaouira, parlez nous de votre parcours.

Je suis à la tête de l'Orchestre de Lille, j'ai commencé à m'intéresser à la musique quand j'étais enfant. J'ai touché à plusieurs instruments de musique: Violon, piano, flûte et autres. J'ai également fait de la percussion, j'ai été percussionniste professionnel pendant plusieurs années, et puis j'ai embrassé la carrière de chef d'orchestre à l'âge de 30 ans. Lors de mes concerts, j'ai joué dans des endroits de luxe mais aussi dans des usines et des prisons! Parce que la musique appartient à toute l'humanité, toutes catégories, religions et ethnies confondues.

La musique est certainement un cri, un engagement, pourrait-elle changer le monde? Si oui à quel point?

La musique est l'emblème universel de l'amour, de la paix et de la tolérance, c'est le seul message qui peut apaiser les coeurs, rapprocher les peuples, et défendre les intérêts de l'humanité. Contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser, la musique n'est pas un métier, c'est une vocation noble, un moyen humanitaire. Aussi, elle appartient à tout le monde y compris à ceux qui ne l'ont jamais pratiqué, car si elle n'émane pas d'eux, elle leur est adressée !

Quel est le message que peut transmettre une manifestation culturelle telle que le festival musical des Alizés?

Le printemps des Alizés permet, à mon sens, l'accomplissement de ce désir de nouer des liens de fratérnité avec les musiciens du monde. C'est absolument formidable de réunir toute cette pléiade d'artistes cela permet à des musiciens de confessions différentes d'exprimer tout l'amour qu'ils veulent apporter à ce monde plein de guerres et de rancoeur et ce n'est pas uniquement un message, c'est la leçon de toute une vie.

Propos recueillis par Houda Belabd

Source: http://www.aufaitmaroc.com/fr/loisirs/culture/article/le-printemps-des-alizes-cest-la-lecon-de-toute-une-vie/

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19 avril 2008

Le dimanche tunisien

tunisLes mirobolantes virées entre les ruelles tunisiennes, les parties de shopping entre amis au fin fond de la médina de Tunis. Ce sont les premiers péchés mignons qui tentent l’esprit d’un étranger à Tunis!

Il fait bon d’être un touriste en Tunisie. Une simple escapade peut vite se transformer en une envie de long séjour et vous exhorte ainsi à troquer votre parcours quotidien contre une vie de bohémien. Pourtant, cette impression est loin d’être partagée par tout étranger venant de débarquer un dimanche à Tunis, la ville verte de la république…Et pour cause, à peu près toutes les boutiques et autres activités commerciales « chôment » pendant ce jour de la semaine!
Toutefois, ce n’est pas pour autant que les Tunisiens s’ennuient tous les dimanches que Dieu fait, contrairement à ce qu’un touriste, novice, venant de découvrir la Tunisie puisse croire!
« Sortir ou faire du shopping, cela  me tente rarement un dimanche. Car durant le week-end je préfère, et de loin, rester chez moi pour me détendre ou pour pratiquer d’autres activités qui me plaisent » lance Manel, une étudiante tunisienne qui se contente des six jours restants de la semaine pour s’épanouir pleinement.
Néanmoins, la question de « la courte semaine tunisienne » ne fait pas l’unanimité. Ons, une autre étudiante tunisienne, ne va pas jusqu’à déplorer la situation et remarque qu’il faudrait observer le phénomène de loin pour juger s’il est conforme à la norme ou non. «Comme n’importe quel tunisien je n’ai jamais vu en cela une anomalie, il faudrait que je parte à l’étranger pour que je puisse découvrir s’il existe une différence entre pouvoir profiter de son dimanche et ne pas pouvoir le faire» médite-t-elle.

Hajar, quant à elle, est une marocaine venant d’arriver à Tunis pour bénéficier d’une session de formation. Elle est aussi étonnée que furieuse de voir qu’il est presque inaccoutumé de trouver un café ou un snack ouvrant une après-midi de dimanche. Elle est ahurie d’autant plus qu’en cette période ensoleillée de l’année, le moindre mètre carré ventilé est recherché.  «Il est aberrant de ne pas pouvoir au moins s’acheter quelque chose à se mettre sous la dent, en plus il fait assez chaud et j’ai hâte à rentrer à l’hôtel pour m’offrir un bain frais!» s’exclame-t-elle.

Autre touriste marocain, autre vision. « Personnellement, ces boutiques et autres services qui ferment le dimanche me laissent indifférent. Et c’est parce que je ne viens pas en Tunisie pour faire du shopping, mais plutôt pour y vagabonder à longueur de journée. » Témoigne Mohammed, un jeune journaliste marocain.
Les avis divergent, donc. Mais quoi qu’il en soit, il n’y a pas feu en la demeure. Car si le tourisme tunisien se porte comme un cœur, cela signifie que le dimanche « chômé » ne pose pas un énorme hic! Ou du moins pour certains.

Houda Belabd

Source: Le journal du Maghreb

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17 avril 2008

La femme marocaine souvent humiliée dans nos médias

presse_La charte nationale pour l'amélioration de l'image de la femme dans nos médias n'a apparemment pas abouti à des résultats concrets. Force est de constater que les principaux supports de communication de masse donnent une image négative de la femme marocaine.

C'est affligeant! Une étude réalisée par le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec le FNUAP, et dont les conclusions ont été présentées lundi 14 avril à Rabat, démontre à quel point la Marocaine est humiliée dans son propre pays!

Lancée sous le thème “L'image de la femme dans les médias, situation et perspectives”, l'étude met l'index sur le fait que nos médias ignorent toujours les nouveaux rôles de la femme, s'inspirent des clichés sociaux et contribuent ainsi à creuser davantage le fossé entre la valeur réelle de la femme marocaine et l'image que l'on se fait d'elle, d'une manière ou d'une autre.

Preuves à l'appui de cette étude, des fictions, des sitcoms, des messages publicitaires, des productions audiovisuelles, des articles de presse et des émissions radiodiffusées. Selon le professeur chercheur Nadia Lamhaidi, de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication, qui a supervisé ce projet, les résultats révèlent que les médias qui façonnent en grande partie l'opinion publique doivent s'investir plus pour que “préjugés, stéréotypes et clichés soient moins fréquents sur les productions tous supports confondus”.

Quant à la presse écrite, les conclusions de l'étude ont montré que 85% des articles analysés avaient une charge négative vis-à-vis de la femme contre 15% seulement ayant une charge positive. Selon ce média, la femme est décrite comme râleuse, bébête, analphabète, mégère ou mauvaise gestionnaire… De plus, la photo de la femme en couverture est souvent celle d'une prostituée, d'une voilée ou d'une criminelle...

“Même le rubriquage est sexiste. La femme ne figure donc à la Une que si le sujet est jugé vendeur (sexe, scandale…) et rarement quand il s'agit d'une consécration scientifique ou d'une performance exceptionnelle dans un domaine quelconque”, explique Nadia Lamhaidi.

La publicité n'est pas en reste, les spots et les affichages confinent la plupart du temps la femme dans le rôle de la ménagère ou d'objet de plaisir. Cela en dit long sur l'idée qu'on se fait de la femme dans notre société.

Toutefois, la radio sort de ce lot, car elle demeure la seule amie de la femme marocaine. L'étude a montré que certaines chansons en tamazight promeuvent  l'égalité des sexes et vénèrent la femme dans les tribus berbères à titre d'exemple.

Ces rares louanges seront les bienvenues dans le quotidien des marocaines!

Houda Belabd
Source: Au fait

Posté par houdabelabd à 13:33 - Médias - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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